J’ouvre en grand mon âme sur le néant. De grands yeux noirs. Perdus dans l’espace. A dessiner le désespoir. A sculpter la peur. La peur terrible de tout perdre. Enveloppée d’un vide qui se faisait sentir à la hauteur du ventre. Et qui s’élargissait jusqu’à m’engloutir. Un vide salade et intransigeant, fait de boue et de carton. Que j’imaginais à tort pouvoir combler avec les aliments. Que je me leur rais de tenir en échec en vomissant jour et nuit. Pour me retrouver de nouveau vide. De nouveau sans rien.
Michela Marzano, ” Légère comme un papillon “
Comment faire comprendre aux autres que dans ce tout magnifique, il manque l’essentiel ? Comment leur expliquer que manque la simple petite preuve que la vie est belle ? Comment trouver les mots pour dire qu’il manque la joie. La paix. La force d’affronter le monde. L’envie…

Comment faire comprendre aux autres que dans ce tout magnifique, il manque l’essentiel ? Comment leur expliquer que manque la simple petite preuve que la vie est belle ? Comment trouver les mots pour dire qu’il manque la joie. La paix. La force d’affronter le monde. L’envie…

Même si les blessures ne s’effacent jamais. Même si cette faille profondeur sur laquelle j’ai reconstruit le monde demeure, derrière les plis de l’existence.  Le vide peut s’ouvrir à tout moment, comme un gouffre. Je peux soudain avoir le sentiment que tout s’effondre et que la tristesse est parfois de nouveau inconsolable.

Même si les blessures ne s’effacent jamais. Même si cette faille profondeur sur laquelle j’ai reconstruit le monde demeure, derrière les plis de l’existence. Le vide peut s’ouvrir à tout moment, comme un gouffre. Je peux soudain avoir le sentiment que tout s’effondre et que la tristesse est parfois de nouveau inconsolable.